Quelques expositions à voir à Paris pendant Paris Photo.

Le mois de novembre arrive à toute vitesse et les amateurs de photographie se préparent à arpenter les stands des diverses foires organisées à Paris, les foires consacrées au livre photo et les galeries.

Vu le programme chargé à venir, je me suis fait un pense bête d’expositions que j’aimerais voir, ça intéressera peut être quelque uns. Liste non exhaustive et à compléter au fur et à mesure.

– « Divagation, sur les pas de Basho », exposition de Klavdij Sluban à L’académie des Beaux-Arts Palais de l’Institut de France, Salle Comtesse de Caen, 27 quai de Conti
75006 Paris. Exposition ouverte du mardi au dimanche de 11h à 18h. Entrée libre.

http://www.academie-des-beaux-arts.fr/prix/photo/klavdij_sluban.asp

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Miyajima, Japon 2016. Klavdij Sluban

– Exposition de Denis Dailleux « We shall meet again » à La Galerie Camera Obscura du 27 octobre au 3 décembre, 268, Boulevard Raspail 75014 Paris du mardi au vendredi de 12h à 19h  et le samedi de 11 à 19h.

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Ghana 2016. Denis Dailleux.

-In Between présente une deuxième exposition à Koji Onaka « From the Road » du 8 au 26 novembre 2016. 39 rue Chapon 75003 Paris. Du mardi au samedi de 14h à 19h.

http://www.inbetweengallery.com/project/record-vol25/

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– « Barakei » d’Eikoh Hosoe du 27 octobre au 23 décembre à la galerie Eric Mouchet 45 rue Jacob 75006 Paris du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h. http://www.photosaintgermain.com/portfolio/galerie-eric-mouchet-3/

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1961/62. Eikoh Hosoe.

« Haut bas fragile » d’Hannah Darabi, exposition du  4 au 20 novembre 2016 à la Librairie Mazarine 78 rue Mazarine Paris du mardi au samedi de 10h à 13h30 et de 14h30 à 19h.

https://www.facebook.com/events/715843441903204/

« Haut bas fragile entend proposer une image alternative de Téhéran, sa face la plus visible et par cela même la plus ignorée. Ce titre met en question la possibilité de représenter cette ville. Il procède d’un désir de photographier une cité qui a résisté pendant longtemps à sa mise en image. Ces différents registres photographiques proposent des micro-histoires ancrées dans la ville ordinaire, celles des habitants comme celles que ma mémoire recompose. » Hannah Darabi.

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– Aller et retour dans la chambre blanche, exposition de Denis Roche 9 novembre 2016 au 29 janvier 2017. 16 rue Charles VII  94130 Nogent-sur-Marne Ouvert au public, les jours de semaine de 13h à 18h, les samedis et dimanches de 12h à 18 entrée libre.

http://maba.fnagp.fr/actualite/997/aller-et-retour-dans-la-chambre-blanche-denis-roche/

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Denis Roche 27 mars 1981 en Egypte.

 

The Jungle Show II de Yann Gross au Centre culturel suisse du vendredi 4 novembre au dimanche 4 décembre 2016 32-38, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris du mardi au vendredi de 10h à 18h et Samedi et dimanche de 13h à 19h, entrée libre.

http://www.ccsparis.com/events/view/yann-gross-1

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MF Marcelita Rio Itaya Pérou. Y. Gross

 

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Soulèvements au Jeu de Paume.

Le jeu de Paume consacre actuellement la quasi totalité de ses espaces à une exposition transdisciplinaire dont le commissariat a été confié au philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman.

Dans quelques-uns de ses écrits que j’avais lus auparavant, son rapport sensible à l’image m’a beaucoup intéressé et notamment ému dans son évocation bouleversante des images de l’Holocauste. C’est donc la curiosité bien aiguisée que je me suis rendu au Jeu de Paume.

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Henri Michaux, sans titre, 1975.

J’en suis sorti à moitié emballé par la proposition. Pour ma part, la déception relève de l’attendu de certaines images ainsi exposées et ce d’autant plus que la partie aérienne et enlevée située au début de l’exposition place la barre assez haut avant que ce souffle ne retombe ensuite.

 

De quoi s’agit-il? Schématiquement, l’exposition est construite en deux parties, l’une inspirée et enthousiasmante formant un ensemble métaphorique et poétique d’œuvres évoquant à la fois un art révolté contre sa fonction simplement figurative et un art inscrit dans son contexte de troubles socio-politiques ou de guerre civile et s’en faisant le porte-parole ou témoin.

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Belchite, Teruel, front d’Aragon. Septembre 1939, Agusti Centeles.

La deuxième partie de l’exposition quant à elle est la plus attendue en ce qu’on peut y suivre un parcours d’images littérales de révoltes ou de dénonciations. Photographies, dessins et vidéos sont ainsi accrochés dans un ordre historiographique intéressant mais qui s’inscrit pile et sans surprise dans ce que l’on est en droit d’attendre une exposition ayant pour thématique le(s) soulèvement(s).

Aussi, commençons par la fin de l’expo puisque c’est la moins surprenante à mes yeux. Cette partie recèle des œuvres de valeur dans un parcours qui démarre à partir des œuvres de Raymond Hains découpant des affiches insurrectionnelles du Paris des années 60.Il faut saluer le choix du commissaire de proposer des œuvres moins connues d’événements assez bien documentés et relativement souvent exposés.

On y suit un parcours fait d’images de révoltes à différents endroits du monde occidental. Une iconographie riche de photos de soulèvements et de répression, des graffitis de prisonniers sur les murs, de cadavres vaincus et exposées à titre d’exemple. Seule la toute fin du parcours nous tire un peu du désarroi face à tant de défaites en mettant en avant par exemple des images du Chiapas en lutte ou de sans-papiers en errance dans nos contrées inhospitalières. Un choix qui sonne comme un appel à regarder notre présent avec les yeux révoltés du passé.

 

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Graciela Sacco Bouffée d’air, 1993-1994.
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Art & Language Shouting men 1975.

Le parcours proposé par le commissaire se focalise ici sur certains types de soulèvements. Des mouvements contre la dictature en Amérique Latine, des grandes révoltes en France et en Espagne laissant ainsi béante la question de la représentation d’autres mouvements dans d’autres continents. Rien par exemple sur l’Asie ou la décolonisation sauf quelques photographies distanciées réalisées par Bruno Boudjelal à propos de Frantz Fanon ou la photographie d’un moine tibétain s’immolant par le feu en signe de protestation. Ce qui ne manquera pas d’alimenter des accusations d’occideantalo-centrisme même si l’universalité du propos de l’exposition est assez bien étayée.

A cet atterrissage conceptuel, la force de Soulèvements semble dès lors se réduire à un enchaînement de documents témoignant des insurrections et des répressions passées. La portée du propos de l’exposition s’essouffle. Le corpus d’œuvres exposées perd de sa puissance réflexive et donc de sa puissance d’expression subversive qui faisait justement corps jusque là avec le sujet de l’exposition.

Ci-dessus de gauche à droite : Hiroji Kubota, Manifestations de Black Panthers, Chicago, 1969. Willy Romer, La révolution de novembre. Retour des troupes de première ligne sur la Pariser Platz, 1918. Leonard Freed, les Habitants de Guernica devant une reproduction de tableau de Pablo Picasso, 1977.

Toutefois, il n’en reste pas moins que le début de l’exposition nous emporte par le souffle poétique du parcours.

Tel un poète, G.Didi-Huberman y compose sous nos yeux un blason dessinant les contours d’un état désiré et aimé : le soulèvement. Pour y parvenir, le commissaire assemble sans contrainte chronologique ou de discipline des œuvres par thème : la bouche qui crie, le bras qui se lève, le corps debout, le drapeau brandi.

La force métonymique de l’accrochage est à l’image du soulèvement collectif, chaque partie y est pour le tout et l’ensemble comprend toutes ses composantes même les plus petites jusque dans sa chair et son sang.

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Ci dessus : Artur Barrio , Livro de Carne, 1978. Brésil.
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Image de Ciné-Tract n° 1968, Gérard Fromanger et Jean-Luc Godard.

Tel un démiurge, le commissaire rassemble des pièces disparates et comme par magie l’ensemble prend vie sous nos yeux. Parfois même de façon inattendue, voir par exemple la merveilleuse vidéo de Jack Goldstein intitulée A Glass of Milk.

Alors même si la partie documentaire était trop attendue mais probablement nécessaire pour un tel sujet, la partie de l’exposition consacrée au soulèvement à travers et par les arts emporte l’adhésion et m’a totalement convaincue.

Le site dédié à l’exposition : http://soulevements.jeudepaume.org/

Image à la une : Marche au Chiapas, Mexico, mars 2001, Mat Jacob.

 

 

 

La fille Inconnue de Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne.

 

J’ai vu ce week-end le dernier film des frères Dardenne. J’y allais sans attente particulière. Il en va de certains cinéastes comme les Dardenne ou Woody Allen comme de certains chefs de cuisine. Leurs noms sont une sorte de marque déposée, on en connaît à peu près les ingrédients mis en œuvre mais on se demande comment ceux-ci vont être préparés et assemblés. Et si le résultat sera à notre goût.

Synopsis : Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l’identifier, Jenny n’a plus qu’un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu’elle ne soit pas enterrée anonymement, qu’elle ne disparaisse pas comme si elle n’avait jamais existé.  Source : Allociné.

L’action : le film s’ouvre sur une scène bouleversante qui explique la raison d’être de ce film et du cinéma des Dardenne en général.

Il s’agit d’une jeune médecin qui ausculte le dos d’un malade. Le médecin est de profil, le patient nous tourne le dos. Le son direct est assourdi, à un moment donné on n’entend plus que la respiration malaisée du patient.

Par cet effet simple de mise en scène, les frères cinéastes énoncent on ne peut plus clairement le projet du film. Ausculter et être à l’écoute non seulement de ce corps secondaire mais d’un corps social malade que les cinéastes belges n’ont cessé d’examiner depuis plus de vingt ans.

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Dans son développement, le film épouse le rythme de la quête de son personnage principal dont le moteur est de mettre un nom d’une disparue inconnue.

Le personnage se transforme au fur et à mesure de l’intrigue. Elle se consacre entièrement à soigner ses patients et à sa quête. Elle s’installe dans son cabinet devenu quasi monacal. Elle se nourrit d’offrandes de ses patients.

Alors oui le sous-texte religieux est très prégnant, elle devient une sainte sécularisée dévouée à une cause née d’une culpabilité non assumée. Cet attrait pour le schéma religieux  n’est pas vraiment une surprise dans le cinéma des Dardenne. Il suffit de revoir la Promesse par exemple pour s’en convaincre.

Les sceptiques diront qu’on en sort toujours pas d’un schéma religieux. Les autres dont je fais résolument partie diront qu’il s’agit là d’une fiction dont on sait depuis la nuit des temps qu’elle peut servir un effet cathartique peu importe les ressorts dramatiques.

Voir un personnage qui s’obstine à soigner, écouter et ne pas abandonner une quête humaniste fusse-t-telle schématiquement religieuse, m’a beaucoup touché.

Et puis la compassion et l’attention qui peuvent être portées à l’autre plus faible sont des affaires beaucoup trop sérieuses pour être laissées aux seuls ecclésiastiques.

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Au Bal pour l’exposition « Provoke » Entre contestation et performance – La photographie au Japon 1960-1975.

Le Bal à Paris présente actuellement une exposition consacrée à la revue japonaise Provoke sous titrée « Entre contestation et performance – La photographie au Japon 1960-1975 ».

Le parti pris de cette exposition énoncé dès son titre est d’évoquer la genèse et les ramifications de la revue Provoke dans son contexte historique, politique et social étendu sur une quinzaine d’années agitées au Japon.

En effet, dans le Japon défait d’après-guerre naissent des mouvements de contestation tous azimuts : contre la construction de l’aéroport de Narita, manifestation contre les bases américaines à Okinawa et occupation des universités.

Ce contexte historique propice aux prises de conscience multiformes et à l’action notamment artistique dans lequel les membres du Provoke ( les photographes Takuma Nakahira, Yutaka Takanashi et Daido Moriyama ) ont plus ou moins évolué à divers degrés d’implication tout au long des années 60, constitue le terreau fertile à l’expérimentation et l’innovation esthétique qui va bouleverser en particulier la photographie japonaise puis à la faveur de la diffusion de leurs travaux, la photographie mondiale pour les années à venir.

Pourtant, trois numéros seulement publiés en 1968 et 1969 forment le cœur battant de ce mouvement qui va irriguer d’un sang neuf la photographie. Ces trois numéros plus un autre testimonial font bien entendu partie de l’exposition. Ils en occupent même une place centrale au sous-sol du Bal.

Mais avant de pouvoir les regarder, il faut d’abord parcourir la première salle de l’exposition dédiée à la représentation des mouvements de lutte au Japon dans les années 1960.

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Takuma Akio, Takao Lida Non n°2 : Okinawa est un monde amer, 1970.

La première partie tout d’abord donc, consacrée aux divers phénomènes de contestation en action au Japon dans la décennie des années 60. Cette salle est exemplaire tant elle situe avec précision le contexte historique agité qui va aboutir à la création de Provoke. Y sont ainsi exposées des affiches d’anonymes contestataires. Des affiches et des livres réalisés par des anonymes ou des artistes connus forment en miroir le contexte convulsif de l’époque. Convulsif à double titre, socialement dans l’expression d’un rejet par la jeunesse ou par de simples citoyens d’un état de fait qui leur est imposé. Convulsif aussi dans l’expression même des moyens esthétiques mis en œuvre  par les artistes de ce mouvement se mettant ainsi au diapason de cette rupture souhaitée.

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Anonyme 28 avril, « Jour d’Okinawa », 1969.

Ce n’est pas le moindre mérite de cette partie de l’exposition que de nous rappeler que tout mouvement artistique important si fulgurant soit-il n’est jamais hors sol ou crée ex nihilo mais bien rattaché à un contexte social politique culturel prédéfini qui va le déterminer. Encore faut-il que des artistes puissent s’emparer et le restituer à leur façon, diverse et pluri-disciplinaire.

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Osamu Nagahama, l’ile aux nuits torrides et sans fin, 1972.

De même, au terreau social tendu, l’exposition n’oublie pas les glorieux devanciers du Provoke tels que Shoei Tomatsu et Kazuo Kitai dont sont présentées des images extraites de diverses séries qui forment les prémisses esthétiques du Provoke.

On peut voir dans cette salle des œuvres que personnellement je ne connaissais point et que j’ai été ravi de découvrir. Notamment un livre de photographies faites par des ouvriers en lutte qui s’approprient la photographie et le langage photographique pour exprimer leur lutte. Lorsque la photographie se fait révolte.

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Le livre en corde et casque de fer, collection de photographies montrant les 318 jours de lutte du syndicat Shufu to Seikatsu, 1960.

Ensuite, au sous-sol on passe à la deuxième partie de l’exposition centrée sur le Provoke stricto sensu et la performance artistique.

A vrai dire, hormis le plaisir de revoir les numéros du Provoke réunis et des images de séries plus ou moins connues disposées sur les murs de la salle, cette partie là m’a moins convaincu.

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Knock, pièce de rue pendant 30 heures, 1975, Shuji Terayama

Certes, la lutte exprimée artistiquement aux moyens de la performance est historiquement importante. Cependant, au delà du fait que l’image document de performance éphémère est par essence déceptive car réduite à sa fonction d’enregistrement quoique en clament autrement les artistes y ayant eu recours. Une fonction d’enregistrement essentielle à ce type de manifestations mais bien éloignée dans son emploi de la prise de position subjective chère aux photographes du Provoke.

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Shelter Plan performance filmée du collectif  Hi Red Center et Les Mâles : catalogue général des Hommes réalisé par Nakanishi en janvier 1964.

La juxtaposition des deux médiums accentue clairement la justesse de l’intuition esthétique et morale des photographes du Provoke pour qui toute vision juste est d’abord subjective, la fonction d’enregistrement du réel assignée depuis toujours à la photographie ne semble ici être qu’un lointain souvenir.

A coté de cette partie de l’exposition axée sur la performance, sont présentés plusieurs travaux peu ou pas vus de photographes japonais qui sans faire partie du Provoke n’en n’ont pas moins les limites expressives du médium photographique. Parmi les plus célèbres, des images de la série Tokyo Jin de Yutaka Takanashi ou ci-dessous Jiro Takamatsu, photographies de photographie, 1973.

 

L’exposition se termine sur des images du livre capital de Takuma Nakahira For a language to come. Un livre programmatique qui pense et s’exprime au moyen de son sujet et de son objet : la photographie.

Ce livre entre autres, plus les numéros du Provoke au cœur de l’exposition, ont ouvert une voie dans la photographie qui a depuis été largement empruntée voire  par moments été très encombrée. Pour en brièvement résumer les gimmicks : une image sale en noir & blanc, très contrastée, subjective. C’est à dire au fond, accorder moins de crédit à la beauté technique de l’image qu’à sa fidélité à une vision et un regard tentant de saisir un contexte interne et externe convulsifs.

Hélas, le parcours de l’exposition se termine brutalement. La dynamique de l’exposition est très clairement circonscrite à la monstration des travaux du Provoke et de son contexte de naissance mais rien de son riche avenir n’est ici évoqué. Probablement est-ce déjà un autre sujet en soi mais la voie nouvelle se referme ici brutalement.  Cette absence de perspective vient accentuer à regret l’impression morbide laissée à la fin de l’exposition. La sensation d’avoir visité les coups d’éclats  d’un vieux cadavre convulsif mort jeune d’avoir trop épousé son époque. Les pages du livre Provoke se referme ici comme on clôt un livre.

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Moriyama series.

Image à la Une : Kazuo Kitai fermière face aux canons à eau de la police anti-émeutes, Sannrizuka série 1970.

Le site de l’exposition au Bal : http://www.le-bal.fr/2016/04/provoke