Festival Circulations au 104.

Circulations s’installe dans le paysage photographique parisien depuis plusieurs années et c’est très heureux

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Circulations s’installe dans le paysage photographique parisien depuis plusieurs années et c’est très heureux. Dans un contexte où des festivals de photographie ferment ou sont annulés comme Photoquai, l’existence de Circulations qui met en avant dans des conditions décentes de présentation de jeunes photographes est encore plus nécessaire.

Première remarque, la dilection plus qu’avérée des jeunes artistes pour les dispositifs de monstration très élaborés. Parfois, cela se justifie, d’autres fois cela semble biscornu. On imagine assez bien un jeune photographe présentant bêtement son travail sur un mur, sans fioritures, se faire traiter de dinosaure par ses confrères. Soit.

Cependant, quelques coups de cœur sont à signaler. Il s’agit d’une sélection toute personnelle, bien évidemment, les propositions sont plus larges et variées et il y en a pour  tous les goûts.

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La visite commence bien avec la restitution de la résidence de deux artistes  espagnols Borja Larrondo et Diego Sanchez exposés dans la tour près de l’entrée. Leur travail définit de façon limpide ce que l’on savait déjà c’est à dire que rien ne ressemble plus à un quartier stigmatisé qu’un autre quartier stigmatisé. La bonne surprise c’est que l’utopie peut subsister dans les esprits des habitants même lorsque celle-ci s’est échouée contre du béton. Les utopies passent et s’abîment, les habitants de ces utopies restent et survivent.

Les signes d’une inscription positive des habitants des quartiers Orcasur de Madrid et de La Courneuve près de Paris dans leurs environnements respectifs meurtris, à la fois semblables et lointains, jalonnent l’escalier étroit qui mène en haut de la tour et dans un joli mouvement allégorique nous invite aussi à prendre de la hauteur par rapport aux clichés connus.

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L’installation de l’exposition habite assez bien le lieu.

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Par la suite, la sélection du jury recèle une bonne surprise, la série Arctic Coal d’Anna Filipova. Des photos de mines de charbon sur île perdue à la lisière de la Norvège et de la Russie. Pas très original sur la forme mais c’est du beau n&b documentaire comme on l’aime.

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Enfin, dans l’une des salles latérales, se trouve le clou de cette édition de Circulations, la série les Mers intérieures d’Aglaë Bory. Cette série montre des hommes et femmes contemplant la mer. En les regardant, on ressent d’abord une petite gêne à s’immiscer dans les rêveries d’autrui puis très vite c’est à notre propre contemplation que par effet de miroir nous invite ces images. Et dans la cohue d’un festival c’est assez délicieux.

 

Le site d’Aglaë Bory http://aglaebory.com/HOME/page22.html

Le site de Anna Filipova http://www.anfilip.com/north-of-the-map/

Le site de Aquellos de Esperan Borja Larrondo et Diego Sanchez http://www.aquellosqueesperan.org/

le site de Circulations http://www.festival-circulations.com/

 

 

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