La Boîte de Pandore Une autre photographie par Jan Dibbets

Une histoire de la photographie vue par un artiste conceptuel, c’était sur le papier prometteur pour l’expo Boite de Pandore au Mamvp

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Une histoire de la photographie vue par un artiste conceptuel, c’était sur le papier prometteur pour l’expo Boite de Pandore au Mamvp.

L’expo débute par une citation de Baudelaire contempteur notoire de la photographie naissante à l’époque mais qui n’a jamais brillé par la clairvoyance de ses goûts picturaux exception faite de son admiration pour les travaux de son ami Delacroix.

On enchaine, la visite commence vraiment, les premiers travaux font plaisir à voir, Anna Atkins, Talbot Bayard etc sont présents. Puis assez vite, il s’avère que l’on suit un ordre chronologique, les salles et les périodes s’enchainent. Dans l’ordre sont exposés : les primitifs, la photo scientifique, la photo atmosphérique, une salle entière dédiée aux chronophotographies, à la rayophotographie, aux modernistes, aux exemples d’auto-portraits, à une pincée de photo documentaire. Suivent des panneaux de photo sérielle puis un zeste d’appropriationisme côtoyant une plus grande variété de conceptuels pour finir sur des monochromes.

Bref, au fur et à mesure de la visite, la sensation désagréable de visiter un « Lagarde et Michard » de l’expo photo est de plus en plus présente à l’esprit. Aucune contextualisation des productions n’est mise en œuvre. Les rapprochements, deux photos de mains sont présentées par exemple, sont d’une pauvreté incroyable. L’artiste commissaire glisse une photo de lui dans le parcours. A ce niveau là, ce n’est plus une expo lacunaire mais défaillante. Quid, d’artistes asiatiques, africains, des modernes américains, la photo de paysage etc…

Enfin, une partie non négligeable des œuvres présentées sont des tirages jets d’encre réalisées pour l’expo, en soit et dans un musée comme le Mamvp c’est un peu frustrant surtout lorsque l’expo se termine par des impressions 3D à partir de photos. La réflexion un peu tape à l’œil sur la matérialité du signifiant photographique est bien présente au détriment d’une quelconque réflexion sur une histoire a chronologique de la photographie. Et c’est assez décevant.

On se demande en sortant de l’expo si il y avait bien un commissaire avec une proposition, un regard pertinent dans cette exposition scolaire.

 

http://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-la-boite-de-pandore

 

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